RÉDUIRE L'IMPACT ENVIRONNEMENTAL DU PAPIER SÉCURISÉ

Securidoc n’utilise pas d’azurant optique ou de produits à base de chlore pour blanchir ses papiers et va même beaucoup plus loin pour sa gamme Vauban ce qui en fait peut-être le papier le plus éco responsable du marché.

La fabrication de papier à usage bureautique reste l’un des secteurs industriels générant le plus de rejets, notamment à cause des PRODUITS CHIMIQUES.

La production de papier bureautique repose sur une série de transformations chimiques destinées à rendre les fibres plus blanches, plus lisses et plus résistantes. Ces étapes, indispensables au papier classique de grande consommation, nécessitent l’usage de réactifs dont le traitement ou l’élimination génèrent une part importante des rejets industriels du secteur.

Voici les principales raisons :

Une industrie fortement dépendante des réactions chimiques

Avant de devenir une feuille de papier lisse et régulière, la fibre subit une série d’opérations chimiques lourdes : dissolution, purification, stabilisation.
Ces opérations sont indispensables… mais elles génèrent un volume d’effluents considérable.

Plus de 50 kg de produits chimiques sont nécessaires pour produire 1 tonne de papier classique (dont soude, agents de cuisson, solvants, colles, charges minérales).

Ces réactifs laissent des résidus complexes, difficiles à filtrer et à neutraliser, même avec des systèmes modernes de traitement des eaux.

 

Les additifs de performance multiplient les résidus

Pour répondre aux exigences d’impression moderne (rapidité, précision, résistance mécanique), le papier classique intègre de nombreux additifs :

  • Agents liants
  • Agents de collage
  • Charges minérales 
  • Agents de lissage et de rétention

Ces substances améliorent les performances… mais augmentent fortement la quantité de résidus chimiques dans les eaux industrielles.

 Les additifs représentent jusqu’à 20–25 % du poids final du papier. 

Les traitements de blanchiment restent l’un des plus grands contributeurs de pollution

Obtenir un papier très blanc et stable exige des agents de clarification.
Même si les procédés modernes ont réduit l’usage du chlore élémentaire, les traitements génèrent toujours :

  • Composés organochlorés,
  • Acides résiduels,
  • Solvants,
  • Sous-produits d’oxydation.

Le blanchiment représente jusqu’à 40 % de la pollution totale d’une usine papetière. Ces résidus doivent être traités dans des stations dédiées, dont l’efficacité reste partielle.

Une consommation d’eau qui amplifie les rejets chimiques

L’industrie papetière fait partie des secteurs les plus consommateurs d’eau.
Plus l’eau circule, plus elle se charge en résidus chimiques.

Entre 10 000 et 20 000 litres d’eau sont nécessaires pour produire 1 tonne de papier.
Chaque litre doit ensuite être filtré, décanté, épuré… générant des boues et sous-produits supplémentaires.

Même avec le recyclage interne, une masse d’effluents reste inévitable.

L’énergie utilisée provoque des réactions chimiques secondaires

La production du papier repose sur la chaleur et la pression : cuisson, raffinage, évaporation, séchage…
Ces conditions extrêmes déclenchent des transformations chimiques imprévues :

  • Oxydation des fibres,
  • Dégradation thermique de certains additifs,
  • Création de composés volatils organiques (COV).

Les COV émis lors de la fabrication peuvent atteindre 5 à 15 kg par tonne de papier produite.

Ces émissions atmosphériques s’ajoutent aux rejets hydriques.

Les stations d’épuration réduisent, mais n’éliminent pas tout

Les usines modernes investissent massivement dans des systèmes d’épuration.
Cependant :

Même après traitement, 5 à 10 % des composés chimiques initiaux subsistent.

Certaines molécules persistent, d’autres se recomposent sous forme de sous-produits difficiles à éliminer.

L’industrie progresse, mais la nature chimique même du procédé rend impossible un impact zéro.